Glisser la barre résumé décale toutes les phases du même nombre de jours, écarts conservés : un projet engagé glisse souvent, et le faire phase par phase les déformait. Restent en place ce qui est terminé — on ne réécrit pas le passé — et les phases à date imposée, nouveau booléen `fixed` pour ce qui est délégué ou tenu du dehors. D'où le format en version 6 : sans l'incrément, un binaire antérieur effacerait ces dates imposées à la première sauvegarde. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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Frise multi-projets
Un outil de planification macro : voir sur une seule frise chronologique où en est chaque projet, quelles sont ses grandes phases, et comment les projets se situent les uns par rapport aux autres.
Ce n'est pas un outil de suivi quotidien : pas de sous-tâches, pas de tickets, pas de checklists. Une phase représente plusieurs semaines ou plusieurs mois de travail.
Démarrer
Récupérer le binaire de sa plateforme, le poser dans un dossier avec son planning, et le lancer — par un double-clic ou en ligne de commande :
./frise
Le navigateur s'ouvre tout seul. Rien à installer : l'interface est embarquée dans l'exécutable, qui ne dépend d'aucune bibliothèque système — pas même de la glibc. Il tourne tel quel sur n'importe quelle distribution, et sur une machine sans Python ni Node.
Par défaut, le planning est le fichier projets.json posé à côté de l'exécutable. C'est ce
qui permet de déposer les deux dans un dossier synchronisé (Dropbox, Nextcloud, Syncthing) et de
retrouver son outil et ses données sur n'importe quelle machine.
📁 Mon dossier synchronisé
├── frise ← l'exécutable
└── projets.json ← le planning
Options :
./frise --port 9000 # imposer un port (sinon : le premier libre à partir de 8000)
./frise --data ~/plannings/2027.json # ouvrir un autre fichier
./frise --no-browser # ne pas ouvrir le navigateur
Au premier lancement, le planning est vide et aucun fichier n'est créé tant qu'on n'a rien
saisi. Pour découvrir l'outil sur des données réalistes, copier data/exemple.json en
projets.json à côté de l'exécutable.
Compiler soi-même
./build.sh # les cinq plateformes, dans dist/
./build.sh local # seulement la machine courante
Il faut Go 1.22 ou plus récent, et rien d'autre : aucune dépendance externe,
aucun vendor/. Les binaires des trois systèmes se produisent depuis une seule machine, sans
SDK tiers.
Une pipeline Gitea rejoue les mêmes commandes à chaque poussée sur main — node --test, puis
./build.sh — et dépose les cinq binaires en artefacts de l'exécution, à récupérer depuis
l'onglet Actions. Elle ne remplace pas la compilation locale, elle la vérifie : rien
n'oblige à passer par elle pour produire un exécutable.
Développer
go run . --dev
Le mode --dev sert index.html, css/ et js/ depuis le disque plutôt que depuis le
binaire : un simple rafraîchissement suffit à voir ses modifications, sans recompiler. Il lit
alors data/projets.json, comme avant.
go test ./... # le serveur
node --test # le modèle métier
Prise en main
Nouveau projet crée le projet aussitôt, sous un nom provisoire, et ouvre ses paramètres avec ce nom présélectionné : on tape simplement par-dessus. Il n'y a aucun formulaire à valider — ni ici, ni pour une phase. Tout s'applique au fil de la saisie, et un projet créé par erreur se supprime depuis son propre panneau.
Il naît envisagé : sans phase, avec pour seul ancrage un horizon d'un mois, celui où on le crée. On le repousse à sa place, et on l'engage le jour où on lui donne des dates fermes — voir le cycle de vie juste en dessous.
Dans la colonne de gauche, le triangle plie et déplie le couloir d'un projet, et un clic sur son nom ouvre ses paramètres : nom, couleur, tags, horizon. Deux commandes apparaissent au survol de la ligne, sur son bord droit :
+ajoute une phase à la suite de la dernière, et ouvre son panneau de détail ;⋯ouvre le menu du projet : ajouter une phase, plier, masquer de la frise, renommer, déclarer terminé, écarter, figer la référence, supprimer. Un clic droit sur le libellé ouvre le même menu.
Il n'y a pas de commande séparée pour créer un jalon ni pour marquer une date imposée : ce sont deux cases du panneau de la phase, indépendantes l'une de l'autre comme du statut. Cocher « Jalon » ramène la fin sur le début. Les deux bascules jouent dans les deux sens à tout moment.
La colonne se redimensionne en glissant la ligne qui la sépare de la frise, en haut à gauche : un double-clic revient à la largeur d'origine. Cette largeur est propre au navigateur, elle n'est pas enregistrée dans le planning.
Une fois un projet en place :
| Geste | Effet |
|---|---|
| Glisser le corps d'une barre | Décale la phase, durée conservée |
| Glisser la barre résumé d'un projet | Repousse le projet entier, écarts conservés |
| Glisser la barre pâle d'un envisagé | Décale son horizon, au mois |
| Glisser le bord d'une barre | Change la date de début ou de fin |
| Glisser le bord gauche du panneau | Change sa largeur (double-clic : d'origine) |
| Clic sur une barre ou son nom | Ouvre le panneau de détail |
| Clic sur une autre barre, panneau ouvert | Bascule le panneau sur cette phase |
| Clic sur un nom de phase hors écran | Ramène la frise sur elle |
← → |
Décale d'un jour la phase du curseur — ou tout le projet, sur sa ligne |
Maj + ← → |
Allonge ou raccourcit la phase d'un jour |
Échap |
Annule le glisser en cours, ou ferme le panneau |
| Clic dans une zone vide | Ferme le panneau ouvert |
Maj + molette |
Fait défiler la frise horizontalement |
↑ ↓ dans un menu |
Parcourt les entrées |
Faire défiler jusqu'au bord droit élargit la frise vers le futur, et jusqu'au bord gauche vers le passé. Le bouton Aujourd'hui ramène la vue sur la date du jour.
Repousser un projet en bloc
Un projet engagé glisse dans le temps — c'est même ce qui arrive le plus souvent. Plutôt que de
reprendre ses phases une à une, on glisse sa barre résumé : le même nombre de jours s'applique à
toutes, jalons compris, et les écarts entre elles sont conservés au jour près. Le projet est
repoussé, il n'est pas replanifié. Les flèches ← → font la même chose au jour près, curseur posé
sur la ligne du projet.
Ce qui est terminé ne bouge pas. Les phases finies restent où elles sont : décaler un projet, c'est reconnaître qu'il prendra plus de temps, pas réécrire ce qu'on a déjà vécu. Sur un projet à moitié fait, la barre s'étire donc au lieu de se déplacer — son bord gauche tient et le reste s'en va. Un projet dont tout est terminé n'offre aucune prise, et son infobulle le dit.
Ce dont on ne décide pas non plus. Une phase peut porter une date imposée : elle est déléguée à quelqu'un d'autre, ou tenue par un contrat, un créneau, une échéance réglementaire. La case se coche dans son panneau, sous « Jalon », et la barre reçoit alors deux petits taquets à ses extrémités — un cercle pour un jalon. Repousser le projet ne la repousse pas : si tout le reste glisse, c'est le créneau qu'on rate, et le chevauchement qui apparaît est justement ce qu'on voulait voir. Elle reste glissable seule, elle : « imposée » veut dire indépendante du projet, pas immuable.
À ne pas confondre avec le statut bloqué, son voisin dans le panneau : bloqué dit que ça n'avance pas, date imposée que l'échéance ne vous appartient pas. Une phase peut être les deux.
Le planning de référence ne suit pas : repousser de trois semaines affiche aussitôt une dérive de trois semaines. C'est voulu — le geste inscrit ce qu'il coûte.
Le cycle de vie d'un projet
On a presque toujours plus de projets imaginables que de temps pour les mener, et l'enjeu n'est pas de les oublier en attendant. Un projet traverse donc quatre états, dont deux se déduisent tout seuls — il n'y a rien à tenir à jour :
| État | Comment on le sait |
|---|---|
| Envisagé | il n'a qu'un horizon, pas encore de phase |
| Engagé | on lui a donné au moins une phase datée |
| Terminé | toutes ses phases sont finies et on l'a acté |
| Écarté | on a décidé de ne pas le faire |
Le flux tient en une phrase : une idée entre avec un horizon, on la situe, on l'engage en lui donnant des dates, elle vit sur la frise, elle s'achève ou on l'écarte.
Engager n'est donc pas un bouton, c'est un geste : ajouter la première phase. Terminer et écarter,
eux, s'actent — livré n'est pas clos, et abandonner est une décision. Leurs deux commandes sont au
bas du panneau du projet, sous le champ qui dit où il en est, et aussi dans son menu ⋯.
Déclarer un projet terminé termine aussi toutes ses phases, jalons compris : sans quoi la frise se contredirait, avec des tâches « à venir » dans un projet fini. C'est la seule opération du cycle qui écrase quelque chose — le statut d'une phase bloquée est perdu, et rouvrir le projet ne le rendra pas. Elle demande donc confirmation, mais seulement s'il reste des phases à changer.
L'horizon
Un projet envisagé n'est jamais hors du temps : il porte un horizon en mois — « mars 2027 », « de mars à septembre 2027 », « courant 2028 » — et il se pose sur la frise, à cet horizon. C'est là que l'arbitrage devient concret : quand le printemps 2027 est déjà chargé et que six barres pâles s'y superposent, on décide devant l'évidence.
Sa barre est hachurée et ses bords sont fondus, parce que ces dates ne sont pas fermes. Elle se
glisse et se redimensionne comme une barre de phase, mais accrochée au mois là où celle d'une
phase l'est au lundi : le geste est possible, il ne permet simplement pas de poser une date qu'on
n'a pas. Le panneau du projet offre en plus trois crans — −3 mois, +3 mois, +1 an — et les
deux mois au clavier.
La largeur de la barre est l'incertitude, et elle se resserre à mesure que le projet mûrit : d'abord une plage large, puis un mois, puis les dates fermes de l'engagement.
Engager démarre à l'horizon : la première phase d'un projet envisagé naît au premier jour de son horizon, là où la barre pâle commençait. On précise ensuite ses dates comme n'importe quelle phase.
Un projet dont l'horizon est passé — ou qui n'en a jamais eu — le dit sur sa ligne, par une pastille « à dater ». C'est ce qui empêche la liste des envisagés de devenir une décharge : on repousse, ou on écarte, mais on ne laisse rien dormir.
Écarter n'est pas supprimer
Un projet écarté quitte la frise, mais il garde tout — notes comprises, où l'on aura écrit pourquoi on a dit non. Les mêmes idées reviennent tous les deux ans, portées par d'autres, et savoir qu'on les a déjà examinées vaut mieux que de refaire le débat.
On le retrouve en cochant Écartés dans la barre Afficher, et Remettre en jeu l'en sort. Il n'y a alors aucune destination à choisir : le projet retrouve seul l'état que ses données commandent — engagé s'il a des phases, envisagé sinon. Son horizon étant resté celui d'avant, il réclamera aussitôt une date, et c'est voulu.
Au clavier, à la vim
La frise a un curseur : la ligne sur laquelle portent les raccourcis. Il se pose en cliquant une
barre ou un nom, ou à la première frappe de j, et il se voit à la ligne bleutée dans la colonne de
gauche. Il tient aussi sur la ligne d'un projet, position d'où l'on plie, renomme et ajoute.
Le bouton ? de la barre d'outils, ou la touche ?, ouvre la liste complète. En résumé :
| Touche | Effet |
|---|---|
j k |
Ligne suivante, précédente — projets traversés |
h l |
Phase précédente, suivante du même projet, sans déborder sur le voisin |
{ } |
Projet précédent, suivant |
gg G |
Première, dernière ligne |
Entrée e |
Ouvre le volet sur la ligne du curseur et saisit le nom |
Espace |
Statut suivant : à venir, en cours, terminé, bloqué |
A a |
Ajoute une phase à la fin, au début du projet |
o O |
En ajoute une juste après, juste avant celle du curseur |
P |
Ajoute un projet |
dd |
Supprime la phase — ou le projet depuis sa ligne |
za |
Plie ou déplie le projet |
zR zM |
Déplie tout, plie tout |
zz |
Recentre la frise sur le curseur |
w b |
Un mois plus tard, plus tôt |
W B |
Un an plus tard, plus tôt |
ga |
Revient à aujourd'hui |
gm |
Bascule entre la frise et la vue par mois |
Les phases étant rangées par date, o et O insèrent dans le temps et non dans une liste : la
nouvelle phase se pose bord à bord avec sa voisine. P, lui, ne dépend pas du curseur : un projet
naît hors de toute ligne, et la vue revient à la frise si on était dans la liste par mois.
Deux garde-fous. Ces touches se taisent pendant une saisie — dans un champ, une note, un
dialogue ou le menu contextuel, elles écrivent la lettre qu'elles portent. Et dd demande toujours
confirmation, comme le bouton Supprimer.
Le volet ouvert suit le curseur : j et k font alors défiler les phases une à une dans le
panneau de détail, ce qui est le moyen le plus rapide de relire tout un projet. Pour cela, ouvrir le
volet d'un clic sur une barre — Entrée et e, eux, placent la frappe dans le champ « Nom », où
les raccourcis se taisent.
Échap referme le volet sans déplacer le curseur, et la frappe suivante repart de là.
Les notes
Un projet et une phase portent chacun des notes, en bas de leur panneau. Elles y prennent toute la hauteur restante : les autres champs ont une taille dictée par leur contenu, une note fait ce qu'on a à dire.
Le texte s'écrit en markdown — titres, **gras**, *italique*, listes, - [ ] cases à cocher, liens, citations, blocs de code. Le bloc s'ouvre sur l'aperçu quand la note existe
déjà, sur la saisie quand elle est vide ; le crayon en haut à droite bascule d'un état à l'autre,
et une barre de six boutons paraît en saisie (Ctrl+B et Ctrl+I marchent aussi). Rien n'est
converti à l'enregistrement : le fichier contient le markdown tel quel, lisible et modifiable à la
main.
Les cases à cocher se cliquent directement dans l'aperçu — c'est le seul geste de l'aperçu qui change les données. Cocher une ligne ne touche à rien d'autre : votre mise en forme n'est jamais réécrite.
Les notes d'un projet sont ce que la frise ne sait pas dire — qui pilote, sur quel budget, quelle décision à quelle date. Elles se lisent aussi au survol du nom du projet dans la colonne de gauche, et celles d'une phase au survol de sa barre : l'infobulle les affiche sans les marques de mise en forme, puces et cases dessinées comprises.
Le panneau se redimensionne en glissant son bord gauche, comme la colonne des projets ; un double-clic revient à la largeur d'origine. Cette largeur est propre au navigateur, elle n'est pas enregistrée dans le planning.
La vue par mois
Les deux boutons Frise et Par mois, en haut à gauche, changent de regard sur les mêmes données. La vue par mois déroule toutes les tâches et tous les jalons du planning en une seule liste, projets mêlés, groupés par mois — celui où chaque phase commence. C'est la réponse à « qu'est-ce qui arrive le mois prochain », que la frise donne mal parce qu'elle sépare les projets en couloirs.
Les projets sans phase y figurent aussi, au premier mois de leur horizon : un projet visé pour mars 2027 arrive bel et bien en mars 2027, et la liste répond à « qu'est-ce qui arrive », pas à « qu'est-ce qui est déjà décidé ». Leur ligne occupe les mêmes colonnes, en italique, et porte « Envisagé » là où les autres portent leur statut. Un projet écarté avant d'avoir jamais été engagé s'y retrouve de la même façon — barré, et seulement si l'on a coché Écartés.
Chaque ligne se lit dans cet ordre : quand — la période, 31 → 13 nov. quand la phase déborde du
mois —, chez qui — le projet et ses tags —, puis quoi — l'intitulé de la tâche ou du jalon — et
enfin son statut. Une phase longue n'est pas répétée dans les mois qu'elle traverse : elle
n'apparaît qu'à son mois de départ, avec sa date de fin écrite en clair.
Les phases qui portent des notes le signalent par un triangle en tête de ligne, le même que celui qui plie un projet sur la frise. Un clic n'importe où sur la ligne déplie la note en dessous, un second la referme. Elle s'y affiche rendue, comme dans le panneau. Rien n'est affiché d'office — trois lignes de notes sous chaque intitulé étaleraient un mois sur deux écrans.
Cette liste se lit — elle ne s'édite pas. Déplacer une phase demande de voir ce qu'elle chevauche, donc la frise ; c'est là que les dates et les notes se modifient. Seuls les tags et les notes y sont cliquables, et ni filtrer ni déplier ne touche aux données — les cases à cocher d'une note y sont d'ailleurs inertes, elles ne se cochent que depuis le panneau. Le bouton Aujourd'hui ramène ici sur le mois en cours, et la vue affichée n'est pas mémorisée : l'outil s'ouvre toujours sur la frise.
Filtrer par tag
Un projet peut porter des tags — client, interne, R&D —, saisis séparés par des virgules
dans le dialogue « Renommer, changer la couleur… ». Il n'y a pas de liste à tenir : les tags
existants sont proposés en un clic, et un tag disparaît dès que plus aucun projet ne le porte.
Ils s'affichent en petites pastilles colorées dans la colonne de gauche, et une barre de filtres apparaît sous la barre d'outils dès qu'un tag existe. Cliquer un tag — dans la barre de filtres ou directement sur la pastille d'un projet — restreint la frise à ceux qui le portent ; recliquer le retire. Le filtre vaut pour les deux vues : il ne change pas quand on passe de la frise à la liste par mois.
Cocher plusieurs tags cumule les conditions : client + urgent ne montre que les projets
portant les deux. Le filtre n'est pas enregistré, il ne vaut que pour la session en cours. Le bouton
Tout afficher le vide d'un coup.
Les barres s'accrochent au lundi pendant le glisser. Pour une date au jour près, passer par les champs du panneau de détail.
Afficher par état
Une seconde barre, Afficher, paraît au-dessus dès que le planning compte plus d'un état. Elle montre chacun avec son compte — Envisagés (4), Écartés (7) — et un clic l'affiche ou le masque. Les écartés en sont décochés au départ : le cimetière ne s'ouvre que si on le demande.
Elle ne joue pas dans le même sens que le filtre par tags, et c'est pourquoi elle ne lui ressemble pas : un projet porte plusieurs tags mais un seul état, si bien que cocher un tag de plus resserre la sélection quand cocher un état de plus l'élargit. D'où « Filtrer » d'un côté, « Afficher » de l'autre, et des boutons carrés plutôt que des pastilles. Comme le filtre par tags, celui-ci vaut pour les deux vues et n'est pas enregistré.
Ce que fait l'outil
- Plusieurs projets, chacun décomposé en phases ayant un nom, des dates de début et de fin, un statut, des notes. Une phase peut être un jalon (une date unique, rendue en losange), et porter une date imposée quand elle est déléguée ou tenue du dehors — le décalage du projet ne l'emporte alors pas.
- Un cycle de vie — envisagé, engagé, terminé, écarté — dont deux états se déduisent des données. Ce qu'on envisage sans pouvoir encore le mener vit sur la même frise que le reste, et ne s'y perd pas.
- Un horizon en mois pour les projets envisagés, rendu en barre hachurée aux bords fondus : la largeur dit l'incertitude, et un horizon dépassé réclame de lui-même qu'on tranche.
- Des notes en markdown, sur un projet comme sur une phase : titres, listes, cases à cocher, liens. Elles occupent toute la hauteur restante du panneau, et se cochent d'un clic dans l'aperçu.
- Une frise commune, les projets empilés en couloirs, pour les comparer d'un coup d'œil.
- Une barre cumulative par projet, segmentée en teintes selon le statut de chaque phase : la forme d'ensemble, toujours visible sur la ligne du projet et toujours rendue pareil. Elle se glisse pour repousser le projet entier.
- Couloirs pliables : déplié, chaque phase occupe sa ligne sous la barre cumulative ; plié, il ne reste que celle-ci.
- Manipulation directe : glisser une barre pour la décaler, tirer ses bords pour changer sa durée. Les barres s'accrochent au lundi ; pour une date exacte, on passe par le panneau de détail.
- Planning de référence : une fois le planning validé, on le fige. La frise affiche alors une barre fantôme sous la barre réelle et la dérive en semaines — de quoi répondre à « ce projet a-t-il glissé, et de combien ? ».
- Un en-tête à trois niveaux — année, mois, numéro de semaine ISO — qui donne le repère temporel sans jamais descendre au jour : à cette échelle, la semaine suffit. Il n'y a qu'une seule échelle, donc aucun réglage de zoom à comprendre.
- Une frise sans fin : elle s'élargit d'elle-même quand le défilement approche d'un bord, ce qui permet d'aller planifier dans un futur qu'aucune phase n'occupe encore.
- Une vue par mois : toutes les tâches et tous les jalons en une liste, projets mêlés, groupés par mois de début. Elle se lit, elle ne s'édite pas.
- Des tags sur les projets, et un filtre qui restreint les deux vues à ceux qui les portent tous — doublé d'un affichage par état, qui joue lui en sens inverse.
- Repère « aujourd'hui » et masquage d'un projet.
Ce que l'outil ne fait pas
Volontairement : pas de dépendances entre phases, pas de sous-tâches, pas de collaboration temps réel, pas d'authentification, pas de gestion de charge par personne, pas de notifications.
Pas de note de priorité non plus, ni de matrice. L'arbitrage passe par l'horizon : dire « celui-ci au printemps, celui-là on verra en 2028 » est la décision, et un score posé à côté des dates se périmerait en silence. Ce qui manque encore, c'est le départage fin entre deux projets visant le même trimestre — il attend d'avoir un endroit où ranger, la frise sachant situer mais pas ordonner.
Les durées se comptent en jours calendaires : ni week-ends ni jours fériés ne sont gérés. À l'échelle de phases de plusieurs semaines, la distinction n'apporte rien.
Les raisons derrière ces choix sont détaillées dans docs/decisions.md.
Où vivent les données
Tout tient dans un fichier JSON, data/projets.json, décrit dans
docs/modele-donnees.md. Il est indenté et utilise des identifiants
parlants (site-web, cadrage) plutôt que des UUID : il reste éditable à la main et lisible dans un
diff git.
À l'ouverture, le serveur copie le planning dans un dossier backups/ voisin, horodaté : c'est
l'état d'avant la séance, celui qu'on veut retrouver si elle tourne mal. Si le serveur reste allumé
plusieurs jours, une copie est reprise au plus une fois par jour. Rouvrir l'outil sans avoir rien
modifié ne laisse pas de trace.
Cinquante sauvegardes sont conservées, les plus anciennes étant supprimées au fil de l'eau. Comme elles valent une par séance et non une par modification, cela représente des mois d'historique plutôt que la dernière demi-heure.
Pour restaurer, arrêter frise et fermer l'onglet d'abord : l'application garde son planning
en mémoire et sa prochaine sauvegarde écraserait ce qu'on vient de remettre en place.
ls -lt backups/ # repérer la version voulue
cp backups/projets-20260801-170352.json projets.json
Le planning n'est pas versionné : .gitignore exclut projets.json, ce dépôt ne contenant
que le code. Seul data/exemple.json y figure, comme jeu de démonstration.
Pour synchroniser plusieurs machines, déposer l'exécutable et son projets.json dans un
espace synchronisé. L'option --data accepte n'importe quel chemin, le planning peut donc aussi
vivre ailleurs que le binaire.
Deux frictions propres à ce mode de distribution, qui touchent tout exécutable et pas seulement
celui-ci : le bit d'exécution n'est pas toujours préservé par la synchronisation (chmod +x frise
une fois par machine), et un binaire non signé déclenche un avertissement au premier lancement —
SmartScreen sous Windows, Gatekeeper sous macOS.
L'outil ne gère pas les conflits — si deux machines modifient le planning en même temps, la dernière
écriture l'emporte. Les sauvegardes horodatées de data/backups/ sont le filet de sécurité.
Tests
node --test # la logique métier
go test ./... # le serveur
Côté navigateur : validation des dates et des horizons, bornes et emprise d'un projet, calcul de dérive, génération des identifiants, normalisation et filtrage des tags, regroupement des phases par mois, dérivation de l'état d'un projet et transitions de son cycle de vie. Côté serveur : lecture et écriture du planning, refus des corps invalides, rotation des sauvegardes, écriture atomique, résolution du chemin de données. Aucune dépendance de part ni d'autre, les lanceurs intégrés à Node et à Go suffisent.
Organisation du code
| Fichier | Rôle |
|---|---|
main.go |
Sert l'interface embarquée, expose GET/PUT sur /api/data, écrit les sauvegardes |
build.sh |
Compile les binaires des cinq plateformes dans dist/ |
.gitea/workflows/build.yml |
Pipeline Gitea : tests puis build.sh, binaires déposés en artefacts |
js/model.js |
Données et règles métier : CRUD, validation, bornes, cycle de vie et horizon, référence, dérive, tags, regroupement par mois |
js/storage.js |
Dialogue avec le serveur, sauvegarde debouncée, indicateur d'état |
js/timeline.js |
Rendu de la frise : échelle, couloirs, barres, jalons, pli/dépli, curseur |
js/mois.js |
Rendu de la vue par mois : groupes, lignes de phase et de projet envisagé, ancrage sur le mois courant |
js/tags.js |
Pastilles de tags, partagées par les deux vues |
js/drag.js |
Glisser et redimensionner les barres — au lundi pour une phase ou un projet, au mois pour un horizon |
js/clavier.js |
Table des raccourcis à la vim, préfixes g z d, garde-fou de saisie |
js/markdown.js |
Analyse du markdown des notes, aplatissement pour les infobulles. Sans DOM, donc testable sous Node |
js/notes.js |
Rendu du markdown en DOM et bloc de notes — aperçu, barre d'outils, saisie — partagé par les deux panneaux |
js/detail.js |
Panneau de détail d'une phase |
js/projet.js |
Panneau des paramètres d'un projet : nom, couleur, tags, notes |
js/menu.js |
Menu contextuel et dialogue de confirmation |
js/app.js |
Amorçage, état en mémoire, câblage des événements |
Le rendu utilise des éléments DOM positionnés en absolu, pas de SVG ni de bibliothèque Gantt.
Les identifiants de code et les clés JSON sont en anglais ; l'interface, les commentaires et la documentation sont en français.