L'interface enregistre après une seconde d'inactivité, et le serveur copiait le planning avant chaque écriture : une après-midi d'édition produisait des dizaines de fichiers quasi identiques. Le problème n'est pas la place occupée mais ce que la rotation en faisait — les cinquante emplacements se remplissaient en quelques heures et chassaient les états anciens, les seuls qu'on cherche à retrouver. Un filet qui ne remonte pas au-delà de la dernière demi-heure ne protège pas de la bêtise qu'on découvre le lendemain. La copie est désormais prise à l'ouverture, quand le planning est encore dans l'état d'avant la séance. Deux garde-fous : au plus une par jour si le serveur reste allumé longtemps, et rien du tout si le contenu n'a pas bougé depuis la dernière copie. Les cinquante conservées couvrent maintenant des mois. La copie et le remplacement partagent un état — la date de la dernière sauvegarde — donc un verrou les sérialise, ce qui protège au passage du cas où deux onglets enregistrent simultanément. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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# Décisions de conception
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Ce document garde la trace des arbitrages et surtout de leurs raisons, pour éviter de refaire les
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mêmes débats dans six mois.
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## 1. Pourquoi un outil sur-mesure
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Les suites complètes (Redmine, Taiga, OpenProject) exigent un serveur applicatif et une base de
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données à administrer — hors de proportion avec le besoin. Les mini-outils « un seul fichier HTML »
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sont des Kanban sans dates.
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[Markwhen](https://markwhen.com) est le concurrent sérieux : timeline en couloirs engendrée depuis du
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texte markdown-ish, open source, self-hostable, avec extension VS Code et vue Gantt. Il couvre une
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bonne partie du besoin.
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Deux choses manquent, et ce sont elles qui justifient ce projet :
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- la **manipulation directe** des barres (glisser, redimensionner) ;
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- le **suivi de dérive** face à un planning de référence figé.
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Si ces deux besoins disparaissaient, il faudrait sérieusement envisager d'abandonner cet outil au
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profit de Markwhen.
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## 2. Pas de dépendances entre phases
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Une première version du cahier des charges prévoyait des dépendances fin→début avec propagation en
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cascade. Abandonné.
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Le coût est très supérieur à ce qu'il paraît : graphe orienté, détection de cycles, et surtout une
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sémantique de propagation à trancher — la poussée est-elle une contrainte dure ou souple, la marge
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existante est-elle conservée, avancer un prédécesseur tire-t-il ses successeurs en arrière, que
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faire d'une date imposée de l'extérieur. Chacune de ces questions a plusieurs réponses défendables,
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et se tromper produit un outil qui déplace des barres dans le dos de l'utilisateur.
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En regard, le bénéfice réel en planification macro est faible. Le besoin concret — « ce projet glisse
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d'un mois » — se traite en décalant les phases concernées à la main, ce qui prend quelques secondes
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sur un projet de cinq ou six phases.
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**Conséquence heureuse** : sans flèches à tracer entre les barres, le SVG perd sa raison d'être (voir
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décision 4).
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## 3. Micro-serveur Python plutôt que File System Access API
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La première approche envisagée était d'écrire directement dans le fichier depuis le navigateur, via
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`showOpenFilePicker` / `createWritable`, pour se passer de tout back-end.
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> **Rectification (1ᵉʳ août 2026).** Le paragraphe suivant affirmait que l'API « ne fonctionne pas
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> depuis `file://` ». C'est faux, et la vérification sur Chromium 150 le montre : `file://` **est**
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> un contexte sécurisé (`isSecureContext === true`), `showSaveFilePicker` y ouvre bien son
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> dialogue, et `localStorage` comme IndexedDB y persistent d'une session à l'autre — un handle
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> peut donc y être mémorisé. Ce qui bloque réellement en `file://`, c'est autre chose : les
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> **modules ES** et `fetch` y sont interdits par CORS (origine `null`), donc c'est la décision 10
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> qui ferme cette voie, pas la sécurité de l'API. La conclusion ci-dessous — lancer un serveur —
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> reste la bonne, mais pour ce motif-là. Voir décision 22.
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Cette API exige un **contexte sécurisé**, et l'on avait cru qu'elle ne fonctionnait pas depuis
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`file://`. Il fallait donc de toute façon lancer un serveur statique. Le « zéro back-end » était
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perdu d'avance, tout en payant trois prix : limitation aux navigateurs Chromium, re-autorisation du
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sélecteur de fichier à chaque session, et maintien d'un chemin de repli export/import pour Firefox
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et Safari, doublé d'un miroir `localStorage`.
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Puisqu'une commande doit être lancée dans tous les cas, autant qu'elle serve à quelque chose. Un
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serveur de la bibliothèque standard, `GET` et `PUT` sur `/api/data`, tient en une centaine de lignes
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— soit **moins** de code que l'API navigateur plus son repli plus son miroir. Et il fonctionne
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partout, sans sélecteur à réautoriser.
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Bénéfice supplémentaire : le serveur peut écrire une sauvegarde horodatée, ce que la File System
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Access API ne permettait pas simplement. Elle l'était alors à chaque écriture ; son rythme a depuis
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changé, voir décision 23.
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## 4. DOM et CSS plutôt que SVG
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Le SVG s'imposait tant qu'il fallait tracer des flèches courbes entre des barres. Les dépendances
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supprimées, il ne reste que des rectangles, du texte et des losanges.
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Des `div` positionnées en absolu font tout cela plus simplement : troncature du texte par
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`text-overflow`, curseurs de redimensionnement, styles de survol, transitions, tout est natif en CSS.
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En SVG il faudrait mesurer le texte à la main et réimplémenter des comportements que le navigateur
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offre gratuitement. Les losanges de jalon se font par une rotation CSS de 45°.
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## 5. Identifiants parlants plutôt qu'UUID
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Le fichier de données est censé rester ouvrable dans un éditeur de texte et versionné dans git. Des
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UUID rendent les deux pénibles : impossible de savoir quelle phase on lit, et un diff illisible.
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`site-web` et `cadrage` coûtent la même chose à manipuler et gardent le fichier compréhensible. La
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contrepartie — gérer les collisions à la création — est traitée par un suffixe numérique.
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Un identifiant ne change **jamais** quand le nom est modifié : il identifie, il ne décrit pas.
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Renommer une phase ne doit pas invalider les références qui pointent vers elle.
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## 6. Statut plutôt que pourcentage d'avancement
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Un pourcentage d'avancement sur une phase macro de plusieurs semaines est presque toujours un chiffre
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inventé, et il donne une fausse impression de précision. Quatre statuts — à venir, en cours, terminé,
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bloqué — se saisissent en un clic et disent l'essentiel. `blocked` en particulier porte une
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information qu'un pourcentage ne peut pas exprimer.
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## 7. Jours calendaires
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Gérer les jours ouvrés impose de faire passer chaque calcul de date par un helper, et soulève
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aussitôt la question des congés et des jours fériés — donc un calendrier à tenir à jour. Sur des
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phases qui se comptent en semaines et en mois, l'écart est dans le bruit de l'estimation.
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## 8. La barre cumulative est en lecture seule
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La ligne d'un projet porte une barre unique segmentée par phase, qui donne sa forme d'ensemble. On
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aurait pu la rendre glissable pour décaler tout le projet en bloc.
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Écarté pour une raison de lisibilité du geste : la même barre représenterait tantôt une phase, tantôt
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un projet entier, et un glissement de quelques pixels déplacerait alors plusieurs mois de travail
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d'un coup, sans que l'utilisateur voie ce qui bouge. Elle sert à regarder ; pour modifier, on agit
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sur les phases.
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**Elle est affichée que le projet soit plié ou déplié.** Elle ne l'était d'abord qu'en mode plié, ce
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qui obligeait à replier pour savoir où en était le projet entier — donc à perdre la vue qu'on était
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en train d'éditer.
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**Et elle est rendue à l'identique dans les deux cas.** Une première version l'épaississait en mode
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plié, au motif qu'elle y était seule sur sa ligne. C'était une erreur : plier un couloir ne change
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rien à ce que cette barre représente, et la voir changer d'aspect au pli laissait croire à deux
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objets différents. Elle garde donc partout la même hauteur, plus mince qu'une barre de phase —
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puisqu'elle voisine avec elles dès que le projet est déplié, et qu'elle ne se glisse pas. Le fantôme
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de référence se cale dessous, d'où sa variante `--cumulatif`.
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## 9. Accroche à la semaine
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Au zoom trimestre, un jour représente quelques pixels : viser une date précise à la souris devient
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un exercice de patience. L'accroche au lundi rend le geste franc et correspond à la granularité
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réelle d'une planification macro.
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Les dates exactes restent saisissables au clavier dans le panneau de détail, ce qui couvre les cas
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où une phase doit démarrer un jeudi précis.
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## 10. Zéro build
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Modules ES natifs, chargés directement par le navigateur. Pas de `package.json`, pas de bundler, pas
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de `node_modules`. Le fichier qu'on lit dans l'éditeur est exactement celui qu'exécute le navigateur,
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ce qui rend le débogage direct et l'outil reprenable dans plusieurs années sans exhumer une chaîne de
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compilation obsolète.
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Node n'est utilisé que pour lancer les tests, via son lanceur intégré (`node --test`), sans aucune
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dépendance.
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**Portée après la décision 22.** Le serveur se compile désormais, mais le front, lui, ne se
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compile toujours pas : aucun bundler, aucune transformation, aucun `node_modules`. Les fichiers de
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`js/` sont embarqués tels quels dans le binaire et servis tels quels au navigateur — c'est bien la
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ligne qu'on lit dans l'éditeur qui s'exécute, et `--dev` les sert directement depuis le disque.
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||
Ce qui était visé ici est donc intact ; ce qui change, c'est seulement la façon dont le serveur est
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distribué.
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## 11. Un en-tête à trois bandes, la semaine pour grain le plus fin
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L'en-tête affichait une seule rangée de graduations dont le contenu changeait selon le
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zoom : des quantièmes en vue semaine, des noms de mois en vue trimestre. Il fallait
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deviner l'unité affichée, et l'année n'apparaissait qu'au zoom le plus large.
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Trois bandes empilées — **année**, **mois**, **numéro de semaine ISO** — lèvent
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l'ambiguïté : les trois repères sont toujours là, quel que soit le zoom. Chaque cellule
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est un bloc couvrant exactement son intervalle, ce qui centre le libellé sur la période
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qu'il désigne au lieu de le laisser flotter après un trait.
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Le jour a disparu : sur des phases qui se comptent en semaines, il n'apportait rien et
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encombrait l'affichage. Le zoom ne change donc plus l'unité, seulement la largeur des
|
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mêmes semaines.
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Les numéros suivent l'**ISO 8601** : la semaine appartient à l'année où tombe son jeudi.
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C'est pourquoi `semaineISO()` renvoie l'année en même temps que le numéro — afficher
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« S53 » sous un bandeau « 2027 » serait faux, alors que le 1er janvier 2027 est bien en
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semaine 53 de 2026.
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## 12. Défilement natif sur les deux axes plutôt que synchronisé en JavaScript
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La colonne des libellés était un conteneur séparé, recalé sur le défilement vertical de
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la frise par un `translateY` appliqué à chaque événement `scroll`. Deux défauts : un
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décalage visible d'une image sur les défilements rapides, et deux systèmes de coordonnées
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à tenir cohérents.
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Tout tient désormais dans un unique conteneur défilant, découpé en grille 2×2 : l'en-tête
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est `sticky top`, la colonne des libellés `sticky left`, et le coin les deux à la fois. Le
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navigateur gère seul le défilement des deux axes. Le code de synchronisation a disparu.
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## 13. Menu contextuel plutôt que `prompt()` et `confirm()`
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Les actions d'un projet passaient par un `prompt()` listant des numéros d'action à saisir
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au clavier, et les suppressions par un `confirm()`. C'était rapide à écrire et pénible à
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utiliser : rien n'indiquait qu'il fallait cliquer sur le nom du projet, et ces boîtes
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natives bloquent le fil d'exécution.
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Un bouton `⋯` explicite ouvre maintenant un vrai menu, navigable au clavier, où les
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actions indisponibles sont grisées plutôt qu'absentes — « Retirer la référence » reste
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visible quand aucune référence n'est figée, ce qui apprend que la fonction existe.
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Les dialogues s'appuient sur l'élément `<dialog>` natif, qui fournit le voile, le piège à
|
||
focus, la fermeture par Échap et la restauration du focus sans code supplémentaire. Sur
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une action destructrice, le focus initial se pose sur « Annuler » : un appui réflexe sur
|
||
Entrée ne doit rien détruire.
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Une exception assumée : ajouter une phase ne demande pas son nom dans un dialogue. La
|
||
phase est créée immédiatement à la suite de la précédente, et le panneau de détail
|
||
s'ouvre avec le nom présélectionné — l'utilisateur tape simplement par-dessus. Un
|
||
dialogue de plus n'aurait rien apporté.
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## 14. Une seule échelle, pas de zoom
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Trois niveaux de zoom — semaine, mois, trimestre — étaient proposés. Retirés.
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Depuis que l'en-tête empile l'année, le mois et le numéro de semaine (décision 11), les
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||
trois repères utiles sont lisibles en permanence. Le zoom ne résolvait plus qu'un problème
|
||
qu'il avait lui-même créé : savoir quelle unité on regardait. Il restait un réglage de
|
||
plus à comprendre, un état de plus à gérer, et un chemin de code de plus à tester.
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L'échelle unique est de **6 pixels par jour**, soit 42 pixels par semaine : assez pour que
|
||
« S32 » tienne dans sa cellule, assez serré pour qu'une année tienne dans une fenêtre de
|
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portable.
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## 15. Une frise qui s'élargit au défilement
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La fenêtre affichée se déduisait des bornes des phases existantes, avec une marge fixe.
|
||
Conséquence gênante : impossible d'aller regarder un futur vide pour y planifier. La frise
|
||
s'arrêtait là où s'arrêtaient les données.
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|
||
La fenêtre est désormais un **état de vue** distinct des données. Elle démarre autour des
|
||
phases existantes, puis s'élargit de six mois dès que le défilement passe à moins de
|
||
400 pixels d'un bord. On peut ainsi partir vers 2031, y poser une phase, et revenir.
|
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Deux subtilités :
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- **Élargir vers la gauche déplace l'origine de l'échelle**, donc tout le contenu se
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décale vers la droite. On compense `scrollLeft` de la même quantité, sans quoi la vue
|
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sauterait en arrière à chaque élargissement. Un drapeau empêche l'ajustement de
|
||
relancer le gestionnaire de défilement.
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- **La fenêtre ne rétrécit jamais**, même si les phases se resserrent : le terrain déjà
|
||
exploré doit rester atteignable.
|
||
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||
L'élargissement s'arrête à **dix ans de part et d'autre des données**. Ce n'est donc pas
|
||
infini au sens strict — c'est un garde-fou : rien n'est virtualisé, et un défilement
|
||
prolongé ferait autrement enfler le DOM sans limite. À l'échelle d'une planification
|
||
macro, dix ans dépassent largement l'horizon utile.
|
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|
||
Corollaire : le recentrage est instantané, jamais animé. Sur une frise qui peut atteindre
|
||
plusieurs dizaines de milliers de pixels, une animation serait lente, et le gestionnaire
|
||
de défilement l'interromprait en élargissant la fenêtre au passage près d'un bord.
|
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Attention en modifiant `centrerSur` : `scrollLeft` porte sur la grille entière, dont la
|
||
première colonne est celle des libellés. Comme elle est `sticky`, elle masque en
|
||
permanence les premiers pixels de la vue, et le centre utile des couloirs est décalé
|
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d'une demi-largeur de colonne par rapport au centre de la frise.
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## 16. Tags libres et filtre conjonctif
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Passé une dizaine de projets, la frise devient un mur : on veut n'y voir que les projets
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clients, ou que ceux d'un pôle. D'où des **tags** sur le projet, et un filtre.
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**Étiquettes libres, pas de référentiel.** Aucune liste de tags autorisés n'est tenue
|
||
quelque part : les tags disponibles sont ceux que portent les projets, et un tag disparaît
|
||
de la barre de filtres dès qu'il n'orne plus rien. Un référentiel séparé aurait exigé une
|
||
interface pour le gérer, et se serait désynchronisé. La contrepartie — la dérive
|
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orthographique, « client », « Clients », « client final » — est traitée par deux gardes :
|
||
la comparaison ignore la casse, et le dialogue d'un projet propose en un clic les tags déjà
|
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employés ailleurs.
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**Le filtre exige *tous* les tags cochés**, pas au moins un. Cocher un tag de plus resserre
|
||
donc toujours la sélection : on part du tout et on élague, sans jamais voir la frise se
|
||
repeupler en cochant. La disjonction se comporte à l'inverse, et il faut alors relire la
|
||
liste des tags actifs pour savoir dans quel sens la prochaine case va jouer.
|
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|
||
**Le filtre n'est pas enregistré.** C'est un état de vue, comme la fenêtre temporelle
|
||
(décision 15) : un filtre qui survivrait au rechargement rouvrirait le planning amputé sans
|
||
qu'on se souvienne pourquoi. Le masquage d'un projet (`hidden`), lui, est bien enregistré —
|
||
et les deux ne font pas la même chose :
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||
| | Filtre par tags | Masquage (`hidden`) |
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|---|---|---|
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| Portée | La vue entière, libellé compris | Les barres seules, le libellé reste grisé |
|
||
| Durée de vie | La session | Enregistré dans le fichier |
|
||
| Question posée | « Je ne regarde que les projets clients » | « Ce projet existe, mais il encombre ma frise » |
|
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|
||
Le masquage n'a plus de bouton dédié dans la colonne : voir décision 20.
|
||
|
||
**La couleur d'un tag est calculée, pas choisie** : une teinte HSL dérivée du nom par
|
||
hachage. Rien à stocker, rien à saisir, et le même tag garde sa couleur partout. Des
|
||
collisions de teinte sont possibles et sans gravité — le nom est toujours écrit à côté.
|
||
|
||
**Un tag trop long est tronqué, pas refusé.** Contrairement à une date invalide, qui bloque
|
||
le chargement en nommant le fautif, la longueur d'un tag est cosmétique : refuser d'ouvrir
|
||
un planning entier pour un libellé bavard serait disproportionné. La limite est donc
|
||
appliquée en normalisant, ce qui la rend vraie par construction — aussi bien pour un fichier
|
||
édité à la main que pour une saisie dans le dialogue.
|
||
|
||
Créer un projet alors qu'un filtre est actif **préremplit ses tags** avec ceux du filtre :
|
||
sans cela, le nouveau venu naîtrait invisible, hors de la vue depuis laquelle on vient de le
|
||
demander.
|
||
|
||
## 17. Le panneau de détail n'est pas modal
|
||
|
||
Le panneau s'ouvrait derrière un voile couvrant toute la page. L'intention était
|
||
raisonnable — concentrer l'attention sur la phase en cours d'édition —, mais elle
|
||
allait contre ce que fait un outil de frise : on y compare, on passe d'une phase à
|
||
la suivante, on ajuste en regardant le voisinage.
|
||
|
||
Trois conséquences, dont deux invisibles à la lecture du code :
|
||
|
||
- passer d'une phase à l'autre imposait fermer, cliquer, rouvrir, alors que c'est
|
||
le geste le plus fréquent de l'outil ;
|
||
- le raccourci `←` `→` était **inatteignable**. Le panneau plaçait le focus dans
|
||
le champ « Nom », et `app.js` ignore les flèches quand la frappe part dans un
|
||
`input` — pour en sortir il aurait fallu cliquer ailleurs, ce que le voile
|
||
interdisait précisément ;
|
||
- le rafraîchissement du panneau depuis la frise, prévu pour qu'un glisser se
|
||
reflète dans les champs, ne pouvait jamais se produire à la souris.
|
||
|
||
Le voile a donc disparu. Le panneau reste posé sur le bord droit, la frise
|
||
continue de vivre derrière lui, et cliquer une autre barre y bascule la
|
||
sélection. Le focus se pose sur le panneau lui-même — assez pour que le clavier
|
||
le suive, pas assez pour capturer les flèches. Le champ « Nom » n'est
|
||
présélectionné que pour une phase fraîchement créée, dont le nom provisoire est
|
||
justement là pour être écrasé.
|
||
|
||
**Cliquer à côté ferme quand même.** C'était le seul service que rendait le
|
||
voile, et il ne valait pas la frise inerte qu'il coûtait. Un écouteur sur
|
||
`document` le rend sans calque : il ferme les panneaux au `pointerdown`, sauf
|
||
sur deux familles de cibles.
|
||
|
||
- Les **surfaces protégées** — un panneau, le menu, un dialogue, la poignée de
|
||
colonne — où l'on est manifestement au travail.
|
||
- Les **cibles ouvrantes** : une barre, une poignée de barre, un libellé de
|
||
phase, tout élément portant `data-action`. Leur propre gestionnaire ouvre déjà
|
||
le bon panneau, et les faire passer par la fermeture générale serait pire
|
||
qu'inutile : celle-ci redessine la frise, ce qui détacherait du DOM l'élément
|
||
visé avant que son gestionnaire — ou le glisser qui commence peut-être — n'ait
|
||
fini. C'est aussi pourquoi `fermer()` sort tout de suite quand le panneau est
|
||
déjà fermé : sans cette garde, chaque clic dans le vide relancerait un rendu
|
||
complet.
|
||
|
||
Échap et la croix restent les deux autres façons de fermer.
|
||
|
||
## 18. La colonne des libellés est redimensionnable
|
||
|
||
La colonne portait, sur 250 pixels fixes, le triangle de pli, le nom, les tags,
|
||
l'étiquette de dérive, l'œil et le menu. Sur le jeu d'exemple, il ne restait que
|
||
**56 pixels au nom** : « Refonte du site web » s'affichait « Refon… », pendant que
|
||
« client » se réduisait à « c. ». Le pire des deux mondes — des pastilles qui
|
||
occupaient la place d'un tag sans en livrer le nom.
|
||
|
||
Trois corrections, dans l'ordre de leur rendement :
|
||
|
||
- **Les commandes passent en surimpression**, révélées au survol de la ligne.
|
||
Ce sont des actions occasionnelles ; elles coûtaient soixante pixels en
|
||
permanence à une information lue en continu. Elles sont posées en `absolute`,
|
||
et non retirées du flux au repos, pour que rien ne se déplace à l'approche du
|
||
curseur. Elles restent visibles sans survol sur un projet masqué, seul chemin
|
||
pour le rétablir.
|
||
- **Les tags cèdent en bloc plutôt que de rétrécir.** Deux pastilles au plus,
|
||
puis un compteur `+N` dont l'infobulle donne les manquants. Un tag présent dans
|
||
le filtre courant passe devant : c'est lui qui explique la présence du projet à
|
||
l'écran, il ne doit pas tomber dans le compteur.
|
||
- **Le nom cède en dernier**, et pas en deçà de sept caractères.
|
||
|
||
Restait qu'aucune largeur ne convient à la fois à « Site web » et à « Refonte du
|
||
portail fournisseurs — lot 2 ». D'où une poignée dans le coin de la grille —
|
||
seul point de la colonne qui reste visible quel que soit le défilement —, avec
|
||
double-clic pour revenir au défaut et flèches au clavier.
|
||
|
||
**Cette largeur est conservée, dans `localStorage`.** C'est la première entorse à
|
||
la règle des décisions 15 et 16, où les états de vue meurent avec la session, et
|
||
elle est délibérée : la fenêtre temporelle et le filtre décrivent *ce qu'on
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regarde*, une largeur de colonne décrit *l'écran sur lequel on regarde*. La
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placer dans le planning imposerait à un portable la largeur choisie sur un
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27 pouces ; ne pas la garder du tout obligerait à réajuster la poignée à chaque
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ouverture, ce qui la rendrait inutile. `localStorage` est exactement le bon
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rangement : local à la machine, hors des données.
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## 19. Le nom d'une phase reste accroché au bord visible
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Le libellé d'une barre était écrit à son bord gauche. Une phase de plusieurs mois
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dont le début sortait de l'écran occupait donc toute la largeur de la vue sans
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qu'on puisse lire son nom, parti sous la colonne des libellés.
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Le nom vit désormais dans son propre élément, en `position: sticky`, calé sur la
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largeur de la colonne — c'est-à-dire sur le premier pixel réellement visible de
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la frise. Trois détails le rendent possible, et aucun n'est cosmétique :
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- un `overflow: hidden` sur la barre en aurait fait le conteneur défilant de
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référence, et le décalage n'aurait plus eu lieu. Le rognage du texte trop long
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est donc porté par le nom lui-même, pas par la barre ;
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- le décalage est plafonné par la boîte du parent, ce qui garantit que le nom ne
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sort jamais de sa barre — d'où `inline-block`, qui laisse au texte la marge de
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manœuvre qu'un bloc pleine largeur n'aurait pas ;
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- quand le nom occupe presque toute sa barre, la marge s'épuise et il finit par
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s'enfoncer sous la colonne. On lit alors sa fin plutôt que rien, ce qui reste
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un progrès, et la colonne des libellés donne de toute façon le nom entier.
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## 20. Ce que porte la ligne d'un projet
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Trois commandes s'y étaient accumulées sans qu'on se demande si chacune méritait
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sa place. Le tri s'est fait sur une seule question : cette action est-elle assez
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fréquente pour valoir un bouton permanent ?
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**L'œil disparaît.** Il faisait doublon avec l'entrée « Masquer de la frise » du
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menu, qui reste. Le masquage est une décision durable sur un projet — on le pose
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une fois et on l'oublie — pas un geste qu'on refait dix fois par séance. Depuis
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que les tags existent (décision 16), c'est d'ailleurs le filtre qui répond au
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besoin courant de dégager la vue. La fonction demeure, elle ne coûte simplement
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plus de pixels à tout le monde en permanence. Le format de données est inchangé :
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`hidden` reste un champ du projet.
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**Le `+` apparaît.** Ajouter une phase est l'action la plus fréquente de l'outil,
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et elle était enterrée dans un menu.
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**Le nom du projet devient cliquable.** Il portait déjà `cursor: pointer` sans
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qu'aucune action n'y réponde — un curseur qui promet et ne tient pas. Il ouvre
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maintenant le dialogue des paramètres, ce que la main annonçait.
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**Il n'y a plus de commande « Ajouter un jalon ».** Un jalon n'est pas un autre
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objet : c'est une phase dont la fin rejoint le début, soit une case à cocher du
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panneau au même titre que le statut. Deux entrées de menu obligeaient à trancher
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avant d'avoir rien saisi, alors que la bascule reste possible ensuite dans les
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deux sens. Une seule commande crée une phase ; on coche « Jalon » si c'en est un.
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## 21. Un projet s'édite comme une phase
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Les paramètres d'un projet — nom, couleur, tags — passaient par un `<dialog>`
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modal à valider, quand ceux d'une phase s'éditaient dans un panneau latéral au
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fil de la saisie. Deux formes pour la même opération à un niveau de granularité
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près, avec deux modèles mentaux à tenir : ici on tape et ça s'applique, là on
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tape et il faut confirmer.
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Les projets ont rejoint le panneau (`js/projet.js`, jumeau de `js/detail.js`).
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Même en-tête, même édition en direct, même bouton de suppression au bas du
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formulaire. Les deux panneaux occupent le même bord de l'écran : ouvrir l'un
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ferme l'autre.
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**« Nouveau projet » ne demande donc plus rien.** Le projet est créé aussitôt
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avec un nom provisoire, et le panneau s'ouvre avec ce nom présélectionné — on
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tape par-dessus. C'est exactement le parti pris déjà retenu pour l'ajout d'une
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phase (décision 13), qui cesse ainsi d'être une exception : plus aucune création
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ne passe par un formulaire à valider.
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Conséquences en cascade, toutes bienvenues :
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- la couleur s'applique au clic sur sa pastille, donc la frise change sous les
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yeux — le seul moyen de juger si la teinte se distingue de celle des couloirs
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voisins, ce qu'un aperçu dans un dialogue ne montrait pas ;
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- il n'y a plus de bouton « Annuler », donc plus le cas où fermer la fenêtre
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perdait la saisie ;
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- `creerDialogueProjet` disparaît de `menu.js`, qui ne garde que le menu
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contextuel et la confirmation.
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Le `<dialog>` natif reste pour cette dernière : sur une action irréversible,
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interrompre franchement *est* le but, et le voile, le piège à focus et la
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fermeture par Échap y sont gratuits.
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Une contrepartie assumée : un projet créé par mégarde existe dans le fichier
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même si l'on ferme le panneau sans rien saisir. Il porte alors le nom
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« Nouveau projet », se voit sur la frise, et se supprime d'un clic depuis son
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propre panneau — ce qui reste moins coûteux que d'imposer un dialogue à tout le
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monde à chaque création.
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## 22. Un binaire Go plutôt qu'un script Python
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`serve.py` supposait Python installé et une commande tapée dans un terminal, depuis le dossier du
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dépôt. C'est une friction quotidienne pour un outil qu'on veut ouvrir d'un geste, et un obstacle
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net sous Windows, où Python est absent par défaut.
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L'objectif visé : **poser l'outil et son planning dans un dossier synchronisé, et les retrouver
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sur n'importe quelle machine**. Trois voies menaient là.
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**Un `index.html` autonome en `file://`.** Séduisante — zéro exécutable, longévité maximale — mais
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elle impose de renoncer aux modules ES, bloqués par CORS depuis `file://` (voir la rectification en
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décision 3), donc de concaténer les sources en un fichier unique. Et surtout elle enferme dans
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Chromium : Firefox et Safari n'implémentent pas la File System Access API.
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**Tauri.** Accès direct au disque, sans dialogue ni permission, et le code du navigateur reste
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intact. Mais un webview système à installer sous Linux (WebKitGTK), un rendu à vérifier sur trois
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moteurs différents, une chaîne Rust et une intégration continue multi-OS pour produire les
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binaires. C'est contradictoire avec la décision 10 : une chaîne Tauri de 2026 ne se recompilera pas
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aussi sûrement dans dix ans qu'un fichier HTML s'ouvrira.
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**Un binaire Go qui contient le serveur et l'interface**, retenu. Il conserve exactement
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l'architecture éprouvée — mêmes routes, même fichier JSON, mêmes sauvegardes horodatées, front
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inchangé — en supprimant la seule vraie friction, l'installation. `CGO_ENABLED=0` produit un
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exécutable statique de 6 Mo qui ne dépend de rien, pas même de la glibc, et les cinq plateformes se
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compilent depuis une seule machine sans intégration continue.
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Face à `file://`, il garde **tous** les navigateurs et les modules ES. Face à Tauri, il n'exige
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aucun webview et divise l'outillage par dix. Ce qu'il concède : l'interface s'ouvre dans un onglet
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plutôt que dans une fenêtre d'application, et il faut un binaire par plateforme.
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Deux choix de détail méritent d'être notés.
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Le port n'est plus fixe : lancé par un double-clic, l'utilisateur n'a aucun moyen de passer
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`--port` si 8000 est occupé. Le serveur essaie donc les dix premiers ports libres à partir de 8000.
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Un `--port` explicite, lui, n'est jamais contourné — c'est un choix de l'utilisateur.
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Le fichier de données est cherché **à côté de l'exécutable**, pas dans le répertoire courant, qui
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est imprévisible lors d'un double-clic. Le mode `--dev` fait exception : il sert l'interface depuis
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le disque et lit `data/projets.json`, pour qu'un rafraîchissement suffise à voir ses modifications
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sans recompiler.
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`serve.py` a été supprimé une fois le binaire validé en usage réel. Il n'y avait rien à migrer : le
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format du fichier et les routes sont identiques, et son historique reste dans git si le besoin de
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le relire se présentait.
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## 23. Une sauvegarde par séance, pas une par modification
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Le serveur copiait le planning dans `backups/` avant **chaque** écriture. Comme l'interface
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enregistre après une seconde d'inactivité, une séance d'édition un peu soutenue produisait des
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dizaines de fichiers quasi identiques.
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Le défaut n'est pas l'espace occupé — cinquante copies d'un planning macro pèsent 250 Ko — mais ce
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que la rotation en fait : les cinquante emplacements se remplissaient en une après-midi, et
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chassaient précisément les états anciens qu'on cherche à retrouver. Un filet de sécurité qui ne
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remonte pas plus loin que la dernière demi-heure protège de la faute de frappe, pas de la bêtise
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qu'on découvre le lendemain.
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La copie est donc prise **à l'ouverture**, et une seule fois. C'est le bon moment : l'état d'avant
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la séance est exactement celui vers lequel on veut revenir, et il est figé avant qu'on y touche.
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Deux garde-fous complètent la règle :
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- si le serveur reste allumé longtemps — un serveur local qu'on ne ferme jamais est un cas
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réel —, une copie est reprise au plus une fois par jour, faute de quoi une session de trois
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semaines ne laisserait qu'un seul point de reprise ;
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- si le planning est identique à la dernière sauvegarde, rien n'est écrit. Rouvrir l'outil sans
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avoir rien modifié n'a pas à consommer un emplacement.
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À raison d'une copie par séance, les cinquante conservées couvrent des mois. Pour un historique
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plus long ou plus fin, la vraie réponse n'est pas d'en garder davantage mais de versionner le
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planning dans git, ce que son format texte indenté rend parfaitement lisible (voir décision 5).
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Ce changement a rendu concurrentes deux étapes qui ne l'étaient pas — la copie et le remplacement
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dépendent maintenant d'un état partagé, la date de la dernière sauvegarde. Un verrou les sérialise,
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ce qui protège au passage du cas où deux onglets enregistrent en même temps.
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